Nationalisme et internationalisme dans l’architecture moderne de la Suisse

Nationalisme et internationalisme dans l’architecture moderne de la Suisse, by Jacques Gubler (Editions Archigraphie 1975/1988), examines the Swiss Village at the 1900 World’s Fair.

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Nationalisme et internationalisme dans l’architecture moderne de la Suisse, by Jacques Gubler (Editions Archigraphie 1975/1988), examines the Swiss Village at the 1900 World’s Fair.

Le Village suisse fut l’une des attractions les plus goûtées de l’Exposition universelle de 1900, grâce à la publicité de l’Almanach Hachette et de la Revue illustrée. « Pittoresque à souhait» et compris du « grand public », le Village suisse matérialisa un modèle culturel. Pour les Suisses, cette scénographie architecturale signifiait le retour aux origines alpestres de la nation, l’éclosion d’une “nouvelle tradition” moderne. Image pastorale d’autant plus rassurante que la Suisse éprouvait les convulsions sociales d’un large mouvement d’industrialisation. Pour la “clientèle étrangère”, le Village suisse apparaissait comme une affiche touristique élaborée, toute blasonnée, gage de sérieux, de qualité, de bonne humeur.
Suivant l’exemple du troisième président des États-Unis, l’architecte Thomas Jefferson, les gouvernements modernes ont souvent demandé à l’architecture d’imager le nationalisme. Un conflit à la fois idéologique, corporatif, technique et “stylistique” se déclare dans les années vingt, lorsque l’avant-garde architecturale se réclame de l’internationalisme, un internationalisme plus espérantiste et wilsonien que léniniste. Walter Gropius, le directeur du Bauhaus, publie en 1925 un livre-manifeste intitulé Architecture internationale. En 1928, le premier des Congrès Internationaux d’Architecture Moderne (CIAM) se réunit en Suisse, au château de La Sarraz. Le Corbusier y formule une stratégie de l’architecture nouvelle. Les CIAM constituent-ils une caricature de parlement supranational? Comme groupe de pression, définissent-ils une action d’entremise multinationale?
Les dictateurs des années trente voudront asseoir leur prestige universel en recourant au gigantisme architectural “à l’antique”. Hitler expliquera dans un discours les origines aryennes de l’art “gréco-latin”. L’avant-garde internationale sera freinée dans son action au moment même de l’élaboration de la Charte d’Athènes (1933). Toutefois, le cas particulier de la Suisse tendrait à montrer que le “fonctionalisme”, ayant perdu son pouvoir subversif de 1925, deviendrait dès les années trente objet récupérable, assimilé par les architectes de veine académique, les entrepreneurs, et par les institutions soucieuses de se donner un visage moderne de bon aloi.
– Jacques Gubler, Nationalisme et internationalisme dans l’architecture moderne de la Suisse (Editions Archigraphie, 1975 | 1988), book description

The text is in French. The book is  illustrated with black-and-white photographs and architectural drawings.

Our copy is in good condition. The pages are clean; no markings. The glueing of the binding is fine. The covers show minor shelf wear and signs of use.

Weight 908 g
Dimensions 24 × 17 × 2,7 cm
Author(s)

Jacques Gubler

Publisher

Editions Archigraphie

Publishing year

1975, 1988

Edition

Deuxième édition corrigée

Language

Images

architectural drawings, b&w photos

Binding

Softcover

Condition

Number of pages

248

ISBN

2-88287-004-X